Bienvenue sur le site de Véronique Kerdranvat Bon Voyage au Pays de nos lointains Ancêtres
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Anne SELLE    (12 mars 1897- 27 avril 1984)

Je rend hommage, ici, à ma grande cousine Anne Selle, poète, romancière, initiée, ma guide.

 

 

 

« Tu es la fleur de la race, l’épanouissement de l’antique sève, l’œuvre d’une immense chaîne d’hommes… Mais tu ne le sais pas… Tu ne sais pas non plus de quel mystère on enveloppe l’origine de tes aïeux, ô petite Bigoudène. (...)

         On dit aussi que les Phéniciens ayant abordé ces rivages y laissèrent des descendants… quoi donc encore ? Sommes-nous des Celtes ou des Ligures ? Nos pères ont-ils dressé les monuments mégalithiques ? Peut-être bien que les Atlantes furent nos aïeux? ... Hypothèse pleine de poésie et pas si déraisonnable. Et dans les vertes profondeurs d’où souffle le vent d’ouest dorment, pourquoi pas ? , les premiers chefs du clan, parmi des vestiges de cités englouties. Si, selon le professeur Karst, il y eut autrefois deux Atlantides, l’une extrême-orientale, l’autre nord-atlantique, la Bretagne et l’Islande en subsiste seule. Si une race blanche originaire de l’Arctique descendit à l’époque du refroidissement de la Terre vers le sud, elle se groupa sans doute en majorité sur une grande île océane où elle apporta sa civilisation. Dans les divers mouvements et migrations des hommes, pourquoi les Atlantéens n’auraient-ils pas survécu en Bretagne après l’engloutissement mystérieux de l’Atlantide ? Personne en définitive n’en sait rien...

          Et si vous le voulez bien, mes cousines, mes cousins, nous accepterons l’origine sacrée que nous attribue un poète :

Voyant, un jour de fête, un groupe de jeunes bigoudènes aux corsages resplendissants, il s écria :

  • Elles descendent du soleil !
  • Certainement nous descendons du soleil. » Extrait de  Thumette Bigoudène écrit en 1935 par Anne Selle (p.13)

 

Anne Selle copyright

« Ce n’est pas toi, Brest, ce n’est pas toi la Bretagne !

Celle qui prend le cœur d’un si profond amour,

Ce sont ta grâce archaïque, ô Pont-l’Abbé Lambour,

Ce sont tes pins légers sur la claire campagne.

Puis c’est l’Odet, l’Odet si bleu, si vert.

Fleuve de songes entre ses berges sinueuses

C’est ta splendeur, ô cathédrale de Quimper,

Tes purs vitraux, tes profondeurs mystérieuses.

C’est Quimper la plus noble et la plus douce ville,

C’est près de l’Evêché désert, un mimosa…

C’est Penmarc’h où le flot des siècles se brisa

Et c’est la voile rouge au fond du soir tranquille… » Anne Selle copyright

 

« Ô mon amour, voici la tombe où tu reposes

Et moi, je viens hélas, dans ces myrtes fleuris

Pleurer tout le bonheur qui nous était promis. »

«Thumette aime tout à Saint-Guénolé, le port, les gens les grèves, les champs.»

«Thumette se trouvait à côté de la Reine des Brodeuses, de Pont-l’Abbé. Des chanteurs vinrent tour à tour charmer l’assistance par des sônes, des complaintes et divers chants, gais ou mélancoliques, en breton ou en français. C’était une fête pour les yeux, une fête pour les oreilles que de voir ces belles filles, ces chatoyants costumes...»

 

« Toujours monter vers l’idéal

Toujours travailler avec joie

Suivre très simplement sa voie

En tâchant d’ignorer le mal.

Toujours adorer la beauté

Lui consacrer ses forces vives

Car elle est toute vérité

Et l’infini baigne ses rives... »

 

<< Anne avec ses élèves

Rue Anne Selle à Brest / Photo copyright v kerdranvat

«  Connaissez-vous ce train-jouet qui va de Pont-l’Abbé à Audierne ? (…) en route il s’arrête à des gares minuscules, ou des haltes bizarrement nommées : Pouldreuzic, pays de l’esquis pâté de porc, Lesvoualch, Trébeuzec, Keridreuff… Parfois l’un ou l’autre déraille. Ce n’est pas grave (…). Ce train à transformations traverse une contrée incroyablement variée et pittoresque (…) Tel est le Transbigouden. » extrait Thumette  Bigoudène Anne Selle

 
 

Préface de Pierre Mac Orlan de l'Académie Goncourt

«Ce livre est pour moi un document sentimental d’une valeur indiscutable»

 

« Les couchers de soleil sur la mer à la pointe d’Armorique me versèrent leur pourpre royale, un sentiment religieux de la beauté du monde ».

« Kergoz n’est plus qu’un désert. Les grands bois qui ombrageaient si doucement la route et s’étendaient, verts et frais, jusqu’à la route de Plomeur, les vieux grands bois ont disparu. Les massacreurs ont abattu, coupé, arraché toute vie végétale, acharnés à dépouiller le sol de son royal manteau. Hêtres, frênes, chênes, sapins, ormes et tilleuls formaient un peuple pacifique et bienveillant, riche en fleurs, riches en bêtes, frissonnant la vie...» p 91 Thumette Bigoudène 1935

 

« Je suis bien fâchée que cela contredise les affirmations de tant de messieurs psychologues mais les petites filles n’ont pas toute la vocation innée à raccommoder leurs chaussettes ». Anne Selle  1925

 

Article sur Anne selle dans la revue Cap Caval juillet 2019 de Véronique Kerdranvat

Et wikipédia par VK

 

 

 

Thumette Bigoudène sera réeditée par Noïa Editions /VKerdranvat

fin 2020

 

 

 
 

Véronique Kerdranvat

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