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Souterrains

 

Article Ouest France 8 oct 2017

 

Un mois de chantier a permis le nettoyage des vestiges archéologiques de l'île Guénioc. À la clé, la création d'une archive numérique destinée aux scientifiques et au grand public.

 

1962, sur l'île Guénioc, le préhistorien Pierre-Roland Giot entreprend la mise au jour d'un trésor vieux de 6 000 ans. Autrefois attachée au continent et investie par les premiers agriculteurs dès le Néolithique, Guénioc a permis, de par son caractère insulaire, la conservation exceptionnelle d'une succession de vestiges archéologique.

Les fouilles se poursuivront jusqu'en 1972, révélant « quatre cairns, accueillant chacun plusieurs dolmens néolithiques. Et, au sein de cette nécropole mégalithique, une forte présence de la période gauloise », explique l'archéologue, Florian Cousson, qui travaille à la valorisation du site, « Cette population, présente durant les IIe et Ier siècles avant JC, fera de l'éperon un réel lieu de vie. » Le corps d'une gauloise a même été retrouvé dans un dolmen par l'équipe de Giot.

Un Guénioc virtuel

Les fouilles de l'époque ont bien fait l'objet d'une monographie, « mais les publications scientifiques n'ont pas suivi », explique Florian Cousseau. La nature a peu à peu repris ses droits et Guénioc s'est rendormie dans son écrin de verdure.

En juillet 2016, Landéda obtient le label Port d'intérêt patrimonial. C'est une étape décisive. Un groupe de travail est monté et quelques férus de patrimoine se souviennent du trésor inestimable dissimulé par l'île.

 

L'université de Rennes est alors contactée. Florian Cousseau, néolithicien, s'attache alors à « faire rentrer Guénioc dans les sites mégalithiques majeurs de Bretagne, par le biais d'outils numériques et de méthodes modernes. »

Les énergies se fédèrent vite autourde lui : la municipalité, l'adjoint Laurent le Goff en tête, mobilise alors une équipe de 50 bénévoles et contribue à la logistique du chantier ; le labo de Rennes assure le soutien technologique ; associations et particuliers mettent leurs bateaux à disposition ; chercheurs et scientifiques investissent la place.

« Le chantier de nettoyage permet alors de remettre au jour les vestiges découverts par Giot, préalable indispensable à la création de l'archive numérique ». Le travail achevé, voilà six millénaires prêts à livrer leurs secrets sans quitter leur écrin d'origine.


 


 

 

 

 

 

 

 

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